Le cadre juridique du courtage en travaux

Quelles sont les bornes du secteur ?

Dans le secteur du bâtiment, on parle de plus en plus de courtage en travaux. Beaucoup de professionnels du milieu pensent à se reconvertir dans ce métier aussi en vogue que lucratif. Si vous envisagez vous aussi de créer votre entreprise franchisée pour vous lancer dans ce métier, nos informations vous seront utiles.

Le courtage en travaux : histoire et définition

Courtier est un métier ancien, qui a existé dans de nombreux secteurs d'activités avant de s'imposer parmi les professionnels du bâtiment. Les courtiers en bourse et en voyages sont bien connus, mais ce n'est qu'au milieu des années 70 que les premières sociétés de courtage en travaux ont fait leur apparition. Le concept ne s'est cependant développé que dans les années 2000 avec la création de la franchise IlliCO Travaux. Depuis, le métier évolue et se professionnalise constamment.

Pour citer quelques chiffres sur les courtiers en travaux, on comptait environ 600 d'entre eux en France en 2012. Parmi ces professionnels, seulement 40 % de courtiers indépendants, les autres étant franchisés. En moyenne, un courtier en travaux réalise un chiffre d'affaires de 75.000 € dès la deuxième année. Un courtier situé dans la moyenne de ses collègues aura dans son carnet d'adresses une cinquantaine de professionnels du secteur. Il traitera une cinquantaine de prospect chaque mois et réalisera environ soixante affaires chaque année. En 2011, le marché du courtage en travaux représentait environ 400 millions d'euros.

Encadrer légalement une activité commerciale

Le courtage en travaux n'est pas un métier technique. Par conséquent, si un courtier en travaux se doit de connaître les professions du bâtiment, il n'est jamais amené à livrer de réalisations. Le courtage est une pratique intermédiaire et commerciale qui s'est développée d'elle-même sans véritable structure.

Aujourd'hui, les courtiers en travaux se regroupent soit en réseaux franchisés, soit en groupes d'indépendants comme la Fédération Française du Courtage en Travaux (FFCT) ou le Groupement National des Courtiers en Travaux Indépendants (GNCTI). Le but de ces organisations est de professionnaliser le métier et de structurer les énergies des courtiers indépendants. À terme, le but est d'obtenir la reconnaissance officielle de l'activité au moyen d'un code APE, d'aboutir à la création d'une convention collective, etc. Il est également envisagé de créer une carte d'agent de courtage en travaux similaire à celle qui existe pour les agents immobiliers et les agents d'assurance, et ce afin de réglementer le métier.

Organisations d'indépendants comme réseaux franchisés proposent des formations et informent ceux et celles qui souhaitent se lancer dans le métier. La FFCT a également rendu public son code de déontologie du courtage en travaux, un document que tous ses adhérents s'engagent à respecter.

L'activité d'un courtier en travaux se base sur deux documents juridiques contractuels qui le protègent : l'ordre de mission et le contrat de partenariat. Le premier document résume les demandes du client et le second formalise son association avec les professionnels du bâtiment.
Une assurance est également nécessaire pour le courtier.

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